Quatre dimensions clés de la coopération

 

La dimension du sens partagé

Elle renvoie au « pour quoi ? », aux buts poursuivis et aux attentes des participants. Le sens nous permet de nous orienter. Il renvoie également à la signification, à la notion d’utilité : « Quel sens cela peut-il avoir de… ? » Le sens renvoie enfin à la notion de cohérence.
Le « bon sens » représente la faculté de discerner, de montrer de la lucidité.

Cette dimension répond à des questions fondamentales du type :

  • Dans quel but sommes-nous là ? Pour quoi sommes-nous réunis ?
  • Que voulons-nous ? Qu’espérons-nous comme résultat ?
  • Quel sens le travail que nous allons faire peut prendre pour nous ?
  • Quelle est notre vision des objectifs que nous poursuivons ensemble ?
  • Comment adhérons-nous aux buts définis ?

 

La dimension de l’organisation et des méthodes de travail

Elle renvoie au « comment ? », à la manière dont le groupe ou l’équipe fonctionne dans son travail collectif, à la démarche et aux moyens utilisés.

Cette dimension comprend notamment les éléments suivants :

  • le dispositif : la manière de procéder pour chacune de ses séances ;
  • la définition des rôles et la répartition des tâches ;
  • la structuration des étapes de travail, l’ordre selon lequel le travail se déroule ;
  • les méthodes et outils de travail, définis selon les objectifs et ajustés si besoin ;
  • la gestion du temps ;
  • l’utilisation de l’espace et des moyens matériels.

 

 

La dimension de l’implication des individus

Elle renvoie au « qui ? », au fait d’impliquer chaque personne, de la mobiliser, de la responsabiliser, de l’intégrer, avec ses compétences et ses différences, dans les activités ou le projet du groupe.

La coopération passe par la prise en considération des caractéristiques individuelles :

  • les besoins de chaque personne (de sécurité, de respect, d’inclusion, de réalisation, etc.) ;
  • les ressentis, dont on favorisera l’expression ;
  • les compétences et les limites individuelles, à connaître et reconnaître.

Cette dimension concerne aussi l’investissement et les apports de chacun dans le travail effectué :

  • Quelle contribution offerte par chaque participant ? Avec quel engagement ?
  • Quel accueil, quelle reconnaissance en retour ?
  • Et quelle équité finalement entre les personnes du groupe ou de l’équipe ?

 
 La dimension des relations de groupe ou d’équipe

La dimension des relations concerne également le « qui ? » mais d’une manière collective, c’est-à-dire les liens entre les personnes du groupe ou de l’équipe qui influencent son climat et sa culture. Elle renvoie en particulier à :

  • la vie affective et le climat (confiance – méfiance, sympathie – antipathie, détente – tensions) ;
  • la culture du collectif (avec ses normes, ses valeurs concernant la solidarité, la conformité) ;
  • les interactions (éléments de respect, de communication, de compréhension réciproque).

Ces trois aspects sont étroitement reliés. Ils influencent notamment la manière dont le collectif :

  • adopte et suit des règles de communication explicites ou implicites ;
  • effectue des régulations, par exemple si une règle est transgressée ;
  • développe ses échanges affectifs (célébration, reconnaissance, expression des émotions) ;
  • aborde les différends et les conflits ;
  • décide ce qui est dit et ce qui est tu dans le groupe.

A noter que cette dimension concerne l’ensemble des relations collectives.

 

Ces quatre dimensions sont en fin de compte « au service » de la production.

La production représente le résultat auquel parvient un groupe ou une équipe.

 

La production collective

Elle concerne le « quoi », c’est-à-dire ce que le groupe élabore, qu’il s’agisse de biens matériels, de concepts, d’apprentissages, de propositions, de décisions, etc.

Cela renvoie à la raison d’être d’un groupe ou d’une équipe, à ce que l’on en attend et finalement aux fruits du travail collectif. La production est donc reliée à la dimension du sens ainsi qu’à la question de l’efficacité.

C’est pour arriver à une efficacité et à une satisfaction optimales qu’il y a lieu de :

  • partager le sens de ce que l’on fait ensemble,
  • organiser le travail et choisir les méthodes les plus appropriées,
  • impliquer au mieux les individus avec leurs spécificités,
  • soigner le climat relationnel et les interactions collectives.

 

 

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