En préparation : un livre sur la coopération et les moyens d'en prendre soin dans un groupe ou une équipe

Si vous êtes intéressé-e à lire certaines parties de l’ouvrage au fur et à mesure de son écriture et
à nous donner un feed-back, vous pouvez nous envoyer un message via la page Contact.

Table des matières

Préambule

Pour quoi ce livre sur la coopération ?
Sur quels vécus et expériences se basent nos réflexions ?
Selon quelle structure est construit cet ouvrage ?

1. Introduction générale

1.1. Faciliter, animer, accompagner
1.2. Groupe et équipe
1.3. Coopérer…
1.4. Dimensions à prendre en considération

2. Les dimensions et les interventions pour en prendre soin

2.1. Sens partagé
2.2. Organisation
2.3. Implication des individus
2.4. Relations de groupe
2.5. Production

3. Les autres aspects transversaux

3.1. La communication
3.2. Les prises de décision
3.3. Les transformations dans le temps
3.4. Les liens avec l’environnement
3.5. La réflexivité
3.6. La régulation
3.7. Les compétences collectives

4. La complexité des processus de coopération et de leur facilitation

4.1. Les effets conjugués de plusieurs dimensions
4.2. L’influence entre les dimensions
4.3. Des aspects d’émergence
4.4. Un subtil dosage d’intuition et de raison

5. Compléments

5.1. Différents dispositifs
5.2. Méthodes et outils

Pour conclure : seul on va plus vite… ensemble on va plus loin

Marc Thiébaud et Jürg Bichsel

Pour quoi ce livre sur la coopération ?

En ce début de 21ème siècle, nous devons faire face quotidiennement à de nouveaux défis, à l’échelle de notre planète, de nos sociétés, de nos gouvernements, de nos entreprises, de nos équipes, de notre famille.

Pour les relever, il nous faut apprendre ou réapprendre à coopérer et renouveler notre manière de travailler en commun.

La coopération se manifeste sous de multiples formes dans des contextes variés. Selon Hubert Reeves, sans la coopération, nous ne serions pas là, les atomes n’auraient pas formé des molécules, les poussières d’étoiles ne se seraient pas assemblées, la vie ne serait pas apparue et a fortiori, les êtres humains, les cultures, les civilisations ne se seraient pas développés.

Pour Axelrod, la coopération n’est pas une fin en soi, mais la réponse la mieux adaptée à l’incertitude et à la complexité. Selon lui, à long terme, la coopération est gagnante pour tous, mais suppose de renoncer à une part d’intérêts individuels immédiats pour le bénéfice du collectif.

La coopération, aussi essentielle quelle soit, nest pas facile. Elle ne va pas de soi. Les relations de pouvoir, la compétition, les pressions et contraintes de toutes sortes dominent souvent. Tout saccélère. Les groupes nont pas le temps de se constituer quils doivent déjà se restructurer. Les moyens de faciliter les processus de coopération ne sont pas élaborés. Ainsi, la production collective narrive pas véritablement à « lever » et les frustrations prennent le pas sur le plaisir à coopérer.

Cet ouvrage a pour but de donner des repères et des outils permettant à des groupes ou des équipes d’acquérir et renforcer leur capacité à coopérer.

Quest-ce qui fait que lon coopère ?
Comment créer les conditions favorables à la coopération ?
Quels processus mettre en place ?
Quest-ce qui peut aider un animateur et des participants dans un groupe à travailler efficacement ensemble ?
À quoi faut-il être attentif à différents moments ?
Quels freins, quel obstacles peuvent être rencontrés et comment les dépasser cas échéant ?
Comment apprendre à coopérer, comment développer une compétence collective dans le travail en commun ?

Telles sont les principales questions auxquelles cet ouvrage veut répondre.

Sur quels vécus et expériences se basent nos réflexions ?

Depuis plus de deux décennies, nous travaillons avec divers groupes et équipes confrontés à la difficulté de coopérer. Ils ne parviennent pas à réunir les conditions pour une coopération efficace et à prendre du recul sur les processus et relations présents dans le collectif.

Nous avons été conduits à développer des repères et un modèle pour faciliter cette prise de recul et aider les groupes et les équipes à améliorer leur processus de fonctionnement.

Intervenant très souvent en coanimation, nous avons eu de multiples occasions dexpérimenter, de réguler, daffiner nos réflexions. Nous avons aussi beaucoup appris des multiples retours des personnes qui nous ont sollicités. Nous les en remercions chaleureusement.

Notre travail sur le terrain comme dans lécriture de cet ouvrage est le fruit d’une coopération entre nous de longue durée, à la fois bienveillante et confrontante, riche de toutes nos complémentarités et portée par nos valeurs humanistes partagées.

Selon quelle structure est construit cet ouvrage ?

Animer, former, accompagner des équipes est toujours pour nous un défi passionnant. Nous le relevons par lécoute, le dialogue, la recherche et la construction en commun des meilleures manières dappréhender la réalité vécue, de l’analyser et de la faire évoluer.

Communiquer par l’écrit sur les processus de coopération en groupe sans réduire la complexité des phénomènes en jeu représente un autre type de défi.

Comment des apports, travaillés habituellement dans linteraction avec les personnes qui nous sollicitent, peuvent-ils faire sens pour un lecteur ?

Pour relever ce nouveau défi, nous avons opté pour multiplier les formes de communication possibles, dans le cadre de l’écrit. Nous proposerons des concepts, des définitions, des citations, des images, des outils, des exemples, des check-list, des références, des questions réflexives, etc.

Louvrage comprend cinq parties principales qui font suite à ce préambule.

La première présente les notions clés. Quest-ce quon entend par : coopérer, groupe, équipe, faciliter, animer, etc. ?

La 2e partie expose le modèle et la logique qui organisent lensemble de nos apports, et plus particulièrement les dimensions clés de la coopération au service de la production collective : le sens partagé, lorganisation, limplication des individus et les relations de groupe ou déquipe. Les moyens de prendre soin de chacune de ces dimensions y sont présentés.

La 3e partie traite d’autres aspects qui peuvent être considérés comme transversaux : ils modulent et influencent la coopération. Notamment, les aspects liés à la communication et à la prise de décision, ainsi que l’évolution du groupe dans le temps et ses liens avec son environnement. Également, les questions liées à la réflexivité, à la régulation et aux compétences collectives.

La 4e partie aborde la complexité des processus de coopération et de leur facilitation. Comment les effets de différents processus de coopération se conjuguent-t-il ? Comment agir, intervenir dans la complexité ? Comment laisser aussi émerger les processus en gestation au sein des groupes et des équipes ?

La 5e partie présente, en complément, différents dispositifs, méthodes et outils, qui sont décrits de manière à soutenir la coopération sans en réduire la complexité.